Je suis loin d’être morbide mais depuis toute petite, j’ai toujours été attirée par les cimetières! Oublions le côté religieux et un peu « noir » du lieu, ce que j’aime y trouver, ce sont justement les instants de vie qu’on peut entrevoir du vécu de tous ces anonymes trépassés! Petite, le top, c’était de trouver les portraits des personnes décédées (mon petit côté voyeur peut-être) et les statuts d’anges (je savais alors qu’il s’agissait d’enfants).

Maintenant, je m’intéresse plus à l’atmosphère que dégage un cimetière comme à ce qu’on fait les gens qui y reposent et c’est pourquoi j’aime faire un tour au Cimetière des Rois. Me balader à vélo ou à pied en pleine ville dans cet espèce de « parc » paisible des grandes âmes plus ou moins genevoises, ne me laisse pas indifférente.

Surtout, c’est un cimetière un peu particulier… Vous comprendrez en voyant la diversité des « tombes » qui s’apparentent au gré des allées à des stèles, tombeaux, sculptures, statuts plus ou moins végétales, artistiques, classiques d’artiste, intellectuel, politicien, bourgeois… Le tout est d’arriver à déchiffrer les noms, qui nous rappellent tous vaguement  quelque chose.

Et puis se dire que la Cité s’est construite entre autres, par l’influence de ces quelques dizaines, centaines de personnes à travers les temps me subjuguent. Jorge Luis Borges, Jean Calvin, Grisélidis Réal, Gustave Moynier, Charles Pictet de Rochemont… Je n’imagine même pas une telle « rencontre au sommet » mais je fais des liens entre des noms de rues, des faits historiques… J’avoue ça ne dure pas longtemps car face à mes lacunes (les colles de mon fiston!), je n’ai qu’une envie : prendre des notes, vite rentrer chez moi et me replonger dans mes bouquins d’histoire ou Google! La prochaine fois, promis, c’est moi qui lui ferait la visite guidée!