Comment dans une ville aussi internationale et bourgeoise que Genève, peut-on encore trouver des boutiques complètement improbables, là où d’autres bien pensées ferment sans raison apparente, ou si, par contraintes économiques (Petites pensées pour .ECO ou Heartical…) ? Telle était ma question du jour en voyant pour la 150’000ème fois, et toujours aussi horrifiée, la vitrine de SUPER STAR Place des Eaux-Vives…

Qu’on se le dise, si vous officiez aux Pâquis ou voulez tenter l’expérience Fashion du vulgaire et du mauvais goût, c’est l’adresse pour vous ! Des couleurs criardes, des paillettes, des imprimés panthère, du mini mini, du super méga plongeant, des trucs moulants, des talons vertigineux ou par temps de grand froid, des cuissardes : faites un mix de tout ça et vous aurez la pire vitrine de boutique de fringues de la ville! Je vous épargne l’intérieur cheap, moche et surchargé mais pas les prix qui sont loin d’être donnés. D’où l’équation à double inconnues : qui achètent des trucs pareils et comment la boutique arrive t’elle à payer son loyer ??? Ça me dépasse…

En même temps, pas plus que l’échoppe de vidéo VHS avec une section « films asiatiques » de ma rue qui pour le plaisir, fait aussi un peu d’électricité, de réparation TV et satellite… C’est anachronique, ça fait gargotte et je n’y ai jamais vraiment vu de clients… mais bon, c’est toujours là, comme faisant partie du paysage. Idem pour la micro épicerie 50 mètres plus loin, où par moment, je dirai presque « Welcome in URSS » à voir les rayonnages quasi vides qui se courent après…

Bref, des exemples, il y en a à la pelle. De là à croire que les lois de l’économie s’appliquent à certains mais pas à tous, on n’en est pas loin! Encore une énigme…